Liège, 17 juin - Antoine Dedry, économiste doctorant au CREPP (Center of Research in Public Economics and Population Economics, ULg), vient de publier les premières conclusions d’une recherche portant sur la contribution des héritages à la formation du patrimoine.
Antoine Dedry conclut, au départ de données statistiques relatives à la Belgique, que l’héritage occupe à nouveau une place prépondérante dans la constitution des patrimoines (figure 4 ci-dessous):
« La tendance est très claire : la part de la richesse héritée au sein de la richesse totale, après avoir diminué jusqu’en 1975, a cru de façon régulière et relativement soutenue depuis lors, représentant près de 80% de la richesse totale en 2006. Autrement dit, aujourd’hui, dans toutes les richesses détenues en Belgique, il y en a de moins en moins de nouvelles. »

L'évolution constatée au niveau de la Belgique s'inscrit dans une tendance propre à nombre de pays industrialisés. Tel est du moins le diagnostic de l’économiste français Thomas Piketty, auteur de l'ouvrage 'Le Capital au XXIième siècle'.

La prospection de major donors gagnerait donc à ne pas trop se focaliser principalement sur les fortunes récentes, bien qu'elles soient souvent médiatisées et dès lors plus facilement identifiables.

Sources:
- CREPP (Center of Research in Public Economics and Population Economics): 'Richesse et héritage' (Antoine Dedry), document téléchargeable ici.
- Le Soir (19 juin 2014) : ‘Le patrimoine (surtout) en héritage’.

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